La relation client-fournisseur : une position en cul-de-sac

Par Etienne Barbier – Dans le package de la vision par processus, il y a un incontournable de la pensée unique : la relation client-fournisseur… C’est une vision stérile qui stabilise une frontière dans les chaînes de valeur.

« Client interne », « client externe »,  « fournisseur interne », « fournisseur externe »… ces étiquettes installent des frontières entre les acteurs de la chaîne de la valeur. Les bases de l’économie nouvelle vont devoir redéfinir ces schémas de pensée.

L’entreprise élargie, la logique de coût complet des produits, y compris son recyclage, du berceau au berceau (from cradle to cradle) et non plus du berceau à la tombe (from cradle to grave) rendent obsolète la notion de client-fournisseur.

L’évaluation du processus et la vision en V des activités montrent, dès le départ, que cette vision client-fournisseur est insuffisante. La donnée d’entrée : le besoin est une fourniture qui vient « du client » vers « le fournisseur », le terme juste est celui de partenaire.

Les nouveaux enjeux ne pourront pas se résoudre avec des clients et des fournisseurs, ils demanderont des partenaires… Il sera nécessaire de passer à une vision symbiotique (par opposition à parasitaire) des relations entre les acteurs économiques.

Sortir du cul-de-sac, c’est élargir sa vision : prendre en compte les contraintes des différents partenaires, rechercher des optimums dans un champ plus large. Le développement durable propose d’élargir le champ : élargir la notion de performance aux impacts sociétaux et environnementaux, élargir la notion de capital social au capital humain, élargir l’efficacité locale à l’efficacité du berceau au berceau…

Sortir du cul-de-sac c’est élargir la vision des acteurs économiques en leur permettant de prendre en compte l’ensemble de leurs impacts ; c’est passer de l’opportunisme à la responsabilité globale.

Sortir du cul-de-sac, c’est transformer les frontières en interfaces…

Etienne BARBIER

À propos de Etienne BARBIER

Ingénieur ENSTA, j'ai commencé ma carrière chez DCN à Brest puis Pechiney. En 2003 je suis Directeur du Développement de Bretagne Ateliers, avant de m'orienter vers le conseil. Je dirige des projets chez Proconseil entre 2008 et 2012, Je fonde le projet "Les Interfaces" en 2012
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